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Cartographier vos process IT : comment choisir les ticketing tools adaptés à chaque équipe

Cartographier les process IT est devenu un passage obligé pour les entreprises qui veulent structurer leur croissance, réduire leurs coûts de support et améliorer l’expérience client. Pourtant, beaucoup d’organisations choisissent encore leurs outils de ticketing uniquement en fonction du prix, de la notoriété de l’éditeur ou des demandes ponctuelles des équipes. Résultat : un empilement de solutions mal intégrées au CRM, des données en silo et des workflows impossibles à piloter.

Pour des acheteurs professionnels, le véritable enjeu est de relier proprement les process IT à la stratégie client et aux systèmes déjà en place, en particulier le CRM. Choisir les bons ticketing tools pour chaque équipe suppose d’abord de comprendre comment circulent les demandes, où se créent les frictions et comment l’information doit remonter dans le CRM pour servir la vente, le marketing et le service client.

Pourquoi cartographier vos process IT avant de choisir un outil de ticketing

Le piège d’un choix « outil-first » plutôt que « process-first »

De nombreuses DSI et directions métiers abordent la question des ticketing tools par le mauvais bout : la fonctionnalité et le pricing avant la vision d’ensemble. Sans cartographie claire des process, vous risquez :

En revanche, en partant de la cartographie des process, vous pouvez définir clairement quels tickets doivent exister, qui les gère, dans quels délais et avec quels points de synchronisation avec votre CRM.

Aligner IT, métier et CRM autour d’un même langage

Cartographier vos process IT permet surtout d’aligner les différentes directions :

Grâce à cet alignement, le ticket n’est plus simplement un incident technique à résoudre, mais une brique d’information de la relation client. C’est cette approche globale qui permet ensuite de choisir, pour chaque équipe, des ticketing tools adaptés et bien intégrés au CRM.

Étape 1 : cartographier les flux de tickets par type de process IT

Identifier les grandes familles de tickets

La première étape consiste à regrouper les tickets par grandes familles de process. Dans la plupart des organisations, on distingue au minimum :

Pour chaque famille, il est essentiel de préciser :

Visualiser les parcours de tickets de bout en bout

Une fois les familles de tickets identifiées, vous pouvez cartographier les parcours types :

Cette cartographie met en lumière les zones de friction : re-saisies, goulots d’étranglement, manque de visibilité pour les commerciaux, absence de suivi pour les clients. Ce sont ces points critiques qui vont orienter le choix et la configuration de vos ticketing tools.

Relier systématiquement chaque ticket à l’objet CRM pertinent

Un élément clé pour un site orienté CRM comme le vôtre : déterminer systématiquement à quel objet CRM chaque type de ticket doit se rattacher. Par exemple :

Cette réflexion en amont permettra de définir quelles informations doivent remonter du ticketing vers le CRM, et donc quels outils seront capables de s’intégrer proprement à votre stack existante.

Étape 2 : analyser les besoins spécifiques de chaque équipe

Équipes IT et helpdesk : ITSM, SLA et workflows complexes

Pour les équipes IT, les besoins tournent souvent autour de la gestion ITSM (IT Service Management) :

Les ticketing tools orientés ITSM (par exemple des solutions de type ServiceNow, Jira Service Management, Freshservice…) répondent souvent mieux à ces enjeux que les modules de support natifs des CRM. Cependant, la cartographie des process doit vous conduire à vérifier :

Équipes support client : omnicanal et expérience utilisateur

Pour les équipes de support client, l’enjeu principal est souvent l’ergonomie et la vision 360° du client plutôt que la profondeur ITSM. Les critères à regarder dans les outils de ticketing dédiés au support :

Dans certaines configurations, le module de service client du CRM (Salesforce Service Cloud, Zendesk Sell + Support, HubSpot Service Hub…) peut suffire et éviter un outil supplémentaire. Mais pour des organisations plus complexes, un outil de ticketing spécialisé, bien intégré au CRM, permettra de conserver une logique de « best-of-breed » tout en gardant la cohérence de la donnée client.

Équipes commerciales et Customer Success : tickets comme signaux business

Les équipes commerciales et Customer Success ont une lecture différente des tickets :

Du point de vue CRM, l’outil de ticketing doit donc :

Certains outils de ticketing sont très forts sur ces aspects analytiques et d’intégration CRM. L’analyse des besoins des équipes commerciales doit peser dans votre cahier des charges, même si les tickets restent gérés opérationnellement par le support ou l’IT.

Équipes produit et R&D : intégration avec les outils de développement

Lorsque vos produits sont technologiques, une partie des tickets (bugs, anomalies, demandes d’évolution) doit être synchronisée avec les outils de développement (Jira, Azure DevOps, GitLab, etc.). Pour ces équipes, les critères importants sont :

La cartographie des process doit donc inclure les boucles de feedback produit : support → produit → développement → support → client, avec une vision claire de ce qui doit être visible dans le CRM pour les équipes non techniques.

Étape 3 : définir une stratégie d’outillage par domaine plutôt que par département

Limiter le nombre d’outils tout en respectant les spécificités

Une fois vos process cartographiés et les besoins des équipes clarifiés, la tentation peut être de choisir un outil différent pour chaque équipe. C’est généralement contre-productif.

Une approche plus robuste consiste à raisonner par « domaines fonctionnels » :

Dans certains cas, un seul outil de ticketing, bien configuré, pourra couvrir plusieurs domaines. Dans d’autres, vous combinerez un outil ITSM pour l’IT et un outil de support client plus orienté CRM pour la relation clients. L’important est de limiter la dispersion tout en conservant des outils adaptés à chaque domaine.

Centraliser la vision dans le CRM, pas forcément les tickets eux-mêmes

Pour un système d’information centré CRM, il est généralement plus efficace de :

Cela suppose de choisir des outils qui proposent :

Avant de retenir un ticketing tool, vérifiez systématiquement la maturité de son intégration CRM, la granularité des données synchronisables et la possibilité de configurer les règles métier côté CRM.

Construire un référentiel de catégories commun

Même si vous utilisez plusieurs outils de ticketing, votre cartographie des process doit aboutir à un référentiel de catégories et de typologies commun entre les systèmes :

Ce référentiel transversal est ce qui permettra, à terme, d’analyser dans le CRM les volumes de tickets par produit, par segment de client, par région ou par modèle commercial, indépendamment du ou des ticketing tools utilisés.

Critères de sélection des ticketing tools adaptés à vos process IT

Alignement sur vos workflows métiers et IT

Le premier critère doit rester la capacité de l’outil à épouser fidèlement vos process cartographiés, sans nécessiter de contorsions :

La démonstration produit doit être faite sur vos scénarios concrets, issus de la cartographie, plutôt que sur un environnement générique proposé par l’éditeur.

Qualité de l’intégration CRM

Pour un site comme CRM Factory, le lien avec le CRM est central. Les points à évaluer en détail :

Une bonne intégration CRM permet de transformer la donnée de ticketing en levier business opérationnel : priorisation des comptes, campagnes ciblées post-incident, segmentation en fonction du support consommé, etc.

Ergonomie et adoption par les équipes

Même le meilleur schéma de process échouera si les équipes n’adoptent pas l’outil. Lors de l’évaluation :

Une bonne ergonomie se traduit directement par des données plus fiables, des délais de traitement plus courts et une meilleure qualité de reporting dans le CRM.

Capacités de reporting et pilotage transverse

Au-delà des rapports natifs, l’outil doit permettre un pilotage transverse avec le CRM :

L’objectif est de passer d’un reporting purement opérationnel (temps de résolution, backlog) à un pilotage orienté valeur client et revenu récurrent.

Évolutivité et gouvernance

Les ticketing tools doivent s’inscrire dans une trajectoire de transformation plus large :

Cette dimension est souvent sous-estimée : un outil trop rigide ou trop permissif devient difficile à maintenir aligné avec la cartographie des process et avec le modèle de données CRM.

Industrialiser la démarche : du diagnostic à la sélection d’outils

Structurer un projet de cartographie et de choix d’outils

Pour transformer ces principes en plan d’action opérationnel, un projet type peut se structurer ainsi :

Capitaliser sur les retours d’expérience et benchmarks

Pour des acheteurs professionnels, il est souvent utile de confronter votre cartographie et votre stratégie d’outillage aux retours d’autres acteurs de votre secteur : volumes de tickets comparables, organisation IT proche, même type de CRM. Vous pouvez également vous appuyer sur des analyses spécialisées pour affiner vos choix.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez consulter notre dossier complet sur les solutions de ticketing orientées CRM et leur intégration aux équipes support, qui détaille les forces et limites des principaux acteurs du marché, les modèles de licences, ainsi que les bonnes pratiques de déploiement dans un environnement centré CRM.

Faire évoluer régulièrement la cartographie et les outils

Enfin, la cartographie de vos process IT et le choix de vos ticketing tools ne sont pas figés. Ils doivent suivre :

Une revue régulière des process et des intégrations avec le CRM permet d’éviter que les outils ne se dégradent dans le temps, et garantit que chaque équipe dispose bien du ticketing le plus adapté à sa réalité opérationnelle tout en préservant une vision client unifiée.

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