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Cartographier vos processus commerciaux dans un open source crm : de l’idée au workflow automatisé

Image pour open source crm

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Cartographier ses processus commerciaux dans un CRM open source est le point de départ indispensable avant toute automatisation sérieuse. Sans vision claire du cycle de vente, des interactions clients et des responsabilités internes, le risque est de transformer un bon outil en usine à gaz. L’enjeu : passer de l’idée à un workflow automatisé réellement utile, capable d’augmenter la productivité des équipes tout en améliorant la qualité de la relation client.

Pourquoi cartographier vos processus avant de configurer un CRM open source

Aligner l’outil sur la réalité métier, et non l’inverse

Beaucoup de projets CRM échouent parce que l’outil impose sa logique à l’entreprise. Dans un contexte B2B, où les cycles de vente sont souvent longs et complexes, cette approche est particulièrement risquée. La cartographie des processus commerciaux permet de :

En open source, la puissance de personnalisation est importante, mais elle n’a de sens que si l’on sait précisément quels parcours et quelles règles métier on souhaite implémenter.

Réduire les résistances internes et favoriser l’adoption

La cartographie est aussi un outil de conduite du changement. En impliquant les équipes commerciales, marketing et support dans la description des processus, vous :

Un CRM, surtout open source, doit être pensé comme un support à l’exécution d’un modèle opérationnel clair. La cartographie matérialise ce modèle, puis sert de référence pour toutes les décisions de paramétrage et d’automatisation.

Préparer le terrain à l’automatisation sans perdre le contrôle

Automatiser sans cartographier revient à “dupliquer” des dysfonctionnements. Les workflows risquent de :

À l’inverse, une cartographie soignée permet de décider en conscience ce qui doit :

Étapes clés pour cartographier vos processus commerciaux avant le CRM

1. Définir le périmètre fonctionnel

La première question à se poser est : quels processus vont réellement transiter par le CRM ? Un open source vous permet d’élargir progressivement, mais il faut un périmètre prioritaire :

Chaque périmètre peut faire l’objet d’une cartographie dédiée, même si tous convergent dans le même CRM.

2. Recenser les acteurs, rôles et responsabilités

Un processus ne peut être automatisé que si les responsabilités sont claires. Dressez une liste des acteurs impliqués :

Pour chaque étape du processus, indiquez :

Cette logique (proche de la matrice RACI) sera ensuite traduite dans le CRM par des règles d’assignation, des droits d’accès et des rapports spécifiques.

3. Décrire le cycle de vie d’un lead et d’une opportunité

La colonne vertébrale de la cartographie commerciale est le cycle de vie du lead et de l’opportunité. Définissez clairement :

Un CRM open source permet souvent de personnaliser finement ces statuts, champs et conditions. La cartographie fournit la grille pour concevoir “le bon pipeline”, adapté à votre modèle économique et à votre cycle de vente.

4. Identifier les événements déclencheurs et les points de friction

Pour anticiper les futurs workflows automatisés, repérez deux choses :

Cette analyse guide très directement la conception des workflows : ce que vous identifiez comme source de retard ou de perte de business devient une priorité d’automatisation.

5. Formaliser la cartographie sous forme de schémas clairs

Pour un usage opérationnel, la cartographie doit être visualisée. Même si vous n’utilisez pas directement ces schémas dans le CRM, ils constituent la référence partagée :

Ces documents seront utiles aux intégrateurs, consultants et équipes IT chargés de paramétrer le CRM open source. Ils permettent aussi de documenter les choix pour les nouvelles recrues.

Traduire la cartographie en champs, écrans et objets CRM

Structurer les objets principaux : comptes, contacts, leads, opportunités

À partir de vos processus, vous pouvez définir la structure de données dans le CRM :

La cartographie guide les liens entre ces objets : qui crée quoi, à quel moment, avec quelles informations obligatoires. Par exemple :

Définir les champs essentiels et les champs optionnels

La tentation est grande de collecter le maximum d’informations. Pourtant, un CRM réellement utilisé repose plutôt sur un nombre limité de champs indispensables, directement liés aux décisions métier :

La cartographie permet de renvoyer chaque champ à un moment précis du processus : “ce champ est rempli lors de l’appel de qualification”, “celui-ci est mis à jour à l’envoi du devis”, etc. C’est le meilleur moyen d’éviter les écrans surchargés et la saisie aléatoire.

Adapter l’interface aux rôles utilisateurs

Les CRM open source modernes permettent généralement de configurer des vues par profil : tableau de bord commercial, vue manager, vue marketing, vue support. À partir de la cartographie, vous pouvez :

Un commercial ne devrait pas avoir à chercher dans dix écrans pour planifier ses relances. La cartographie indique clairement ce dont il a besoin pour exécuter le processus défini, et l’interface CRM doit refléter cette réalité.

Prendre en compte l’intégration avec les autres outils

Les processus commerciaux dépassent souvent le seul CRM : marketing automation, ERP, outil de facturation, support, outil de téléphonie, etc. La cartographie doit intégrer ces systèmes pour :

Les capacités d’intégration étant un point fort des solutions open source, il peut être utile de consulter notre dossier complet sur les solutions CRM open source, leurs avantages et limites d’intégration pour aligner vos choix techniques avec la réalité de vos processus cartographiés.

Construire des workflows automatisés cohérents avec la cartographie

Identifier les tâches réellement automatisables

À partir de la cartographie, listez toutes les tâches manuelles répétitives :

Chaque fois que la valeur ajoutée humaine est faible et que la décision repose sur des règles claires, l’automatisation est pertinente. La cartographie fournit ces règles : conditions d’entrée, conditions de sortie, responsabilités, délais souhaités.

Structurer les types de workflows

On peut regrouper les workflows automatisés en plusieurs catégories :

La cartographie vous permet de décider quelles combinaisons sont pertinentes pour votre organisation et à quelles étapes les déclencher.

Exemples de workflows alignés sur un processus cartographié

Quelques exemples concrets inspirés de pratiques courantes en B2B :

Ces workflows ne sont pas “standards” : ils sont la traduction directe de processus définis en amont, cartographiés et adaptés à votre modèle de vente.

Garder la main sur l’automatisation : tests, mesure et ajustements

Un CRM open source offre une flexibilité précieuse : vous pouvez expérimenter, ajuster et faire évoluer vos workflows au fil du temps. Pour que cette agilité reste maîtrisée :

La cartographie initiale vit avec votre CRM. À chaque évolution de vos offres, segments ou organisation, elle doit être révisée, puis traduite à nouveau dans les paramètres et workflows.

Articuler gouvernance métier et gouvernance technique

Enfin, la réussite durable repose sur une gouvernance claire :

Les solutions open source, par leur ouverture et leur capacité de personnalisation, exigent une collaboration étroite entre ces deux dimensions. La cartographie sert alors de langage commun : elle traduit les besoins métiers en spécifications fonctionnelles, puis en implémentations techniques contrôlées.

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