Le phénomène des streaks Snapchat fascine autant qu’il interroge. À première vue, il ne s’agit que d’une suite d’échanges quotidiens de snaps entre deux personnes. Pourtant, derrière ce mécanisme ludique se cachent des mécaniques relationnelles, comportementales et même « commerciales » qui intéressent directement le monde du CRM. Comprendre ce que révèlent les streaks sur les relations personnelles peut aider les professionnels à mieux structurer leurs stratégies de relation client et à tirer parti de solutions comme Streak, le CRM intégré à Gmail, pour reproduire ces dynamiques dans un contexte business.
1. Streak Snapchat : un indicateur de la qualité et de l’intensité des relations
1.1. Qu’est-ce qu’un streak Snapchat au juste ?
Sur Snapchat, un streak se crée lorsque deux utilisateurs s’envoient des snaps (photos ou vidéos) chaque jour pendant au moins trois jours consécutifs. Un petit pictogramme (flamme) et un nombre apparaissent alors à côté du nom du contact, indiquant le nombre de jours consécutifs d’échanges.
Ce n’est pas uniquement un « jeu » : un streak est une forme de contrat implicite. Il signale que chacun s’engage à maintenir le lien au quotidien, même par de courts contenus. Psychologiquement, cela crée un sentiment d’habitude, de rituel, et parfois même de « dette relationnelle » : si l’un des deux n’envoie rien, le streak se brise et peut être vécu comme une rupture symbolique.
1.2. Ce que révèle le nombre de streaks sur ton style relationnel
Ta manière d’utiliser les streaks sur Snapchat en dit long sur la façon dont tu gères tes relations en général :
- Peu de streaks, mais très longs : tu privilégies la profondeur à la quantité. Tu investis du temps dans quelques relations « prioritaires », ce qui peut refléter une vision plus qualitative des liens, comparable à une gestion CRM centrée sur quelques grands comptes stratégiques.
- Beaucoup de streaks courts et irréguliers : tu aimes multiplier les interactions, tester, relancer, mais tu laisses aussi vite tomber. C’est proche d’une logique de prospection large sans suivi structuré, qui peut faire perdre en efficacité dans un contexte professionnel.
- Des streaks concentrés dans un cercle très précis : tu fonctionnes par « segments relationnels ». Tu sais clairement quelles personnes sont dans ton cercle rapproché, ce qui rappelle la segmentation de contacts dans un logiciel CRM.
La fréquence, la durée et la diversité de tes streaks sont autant d’indicateurs de ton rapport à la régularité, à l’engagement et à la fidélisation.
1.3. Les streaks comme symbole de « pipeline relationnel »
Dans une logique CRM, chaque relation client passe par des étapes : prise de contact, qualification, première vente, fidélisation, recommandation. Les streaks Snapchat illustrent cette même notion de « pipeline », mais dans la sphère personnelle :
- Début de streak : phase de découverte, curiosité, test mutuel.
- Streak qui dure : relation consolidée, habitude, confiance.
- Streak qui s’arrête : relation qui se refroidit, intérêt qui diminue, absence de relance.
Cette dynamique est exactement ce que les entreprises cherchent à structurer avec un CRM : savoir quelles relations sont « chaudes », lesquelles sont en risque de rupture, et quand il faut relancer le contact pour ne pas « casser le streak » avec un client.
2. Ce que ta manière d’utiliser les streaks révèle sur ta gestion de la relation
2.1. Le rapport à la régularité : l’obsession du « tous les jours »
Certains utilisateurs tiennent à leurs streaks au point d’envoyer un snap minimaliste juste pour éviter de les perdre (photo noire, selfie rapide, objet anodin). Ce comportement montre un attachement fort à la régularité et à la preuve tangible de la relation : le chiffre affiché devient une métrique affective.
Transposé au monde du CRM, c’est exactement la logique des rappels de suivi : ne jamais laisser une relation client sans nouvelles, même si l’échange est court. Une brève relance, un email rapide, une information utile envoyée au bon moment peuvent suffire à maintenir la relation active, comme un snap banal maintient le streak.
Si tu es du genre à tout faire pour ne pas perdre tes streaks, cela signifie que tu comprends intuitivement la valeur de la continuité. En B2B, cette logique se traduit par un suivi structuré des contacts grâce à des outils qui rappellent automatiquement qui relancer et quand.
2.2. La priorisation : avec qui choisis-tu de garder un streak ?
On ne maintient pas 50 streaks sérieux en parallèle. De fait, tu sélectionnes inconsciemment les personnes avec qui tu acceptes de t’engager dans cette routine quotidienne. Ces choix révèlent de nombreux éléments :
- La hiérarchie de tes relations : famille proche, amis d’enfance, collaborateurs, etc.
- Ta tolérance à l’effort relationnel : combien de temps es-tu prêt à investir chaque jour ?
- Ta stratégie affective : entres-tu en streak pour consolider un lien, tester une proximité, ou simplement par habitude ?
Dans un contexte CRM, cette capacité à prioriser devrait être structurée plutôt qu’instinctive : quels sont tes clients A, B, C ? Quels leads méritent des relances fréquentes ? Qui doit passer en automatisation, et qui nécessite un suivi entièrement personnalisé ?
2.3. La gestion de la rupture : comment réagis-tu lorsqu’un streak se brise ?
La manière dont tu vis la fin d’un streak est aussi révélatrice :
- Tu relativises et tu passes vite à autre chose : tu ne donnes pas trop de pouvoir aux indicateurs chiffrés. Tu acceptes qu’une relation puisse exister sans preuve numérique constante.
- Tu le vis comme une vraie déception : le streak faisait office de « contrat moral ». Sa rupture peut te pousser à remettre en question la relation elle-même.
- Tu cherches à le reconstruire immédiatement : tu mises sur la relance rapide, une forme de « win-back » relationnel.
En CRM, la rupture d’échange (un client qui ne répond plus, un prospect qui ne lit plus les emails) est une réalité fréquente. Ceux qui disposent d’outils structurés peuvent mettre en place des scénarios de réactivation (offres dédiées, contenus personnalisés, relance au bon moment) plutôt que de laisser la relation se perdre définitivement.
3. De Snapchat à la relation client : ce que les streaks enseignent aux équipes commerciales
3.1. Une habitude quotidienne à transformer en avantage concurrentiel
Ce que les streaks ont réussi sur le plan personnel, les entreprises cherchent à le répliquer avec leurs clients : créer une habitude d’échange. Pas forcément tous les jours, mais de manière régulière, prévisible, et suffisamment personnalisée pour que la relation soit perçue comme unique.
Pour une équipe commerciale ou marketing, l’objectif est double :
- Structurer les interactions : qui contacter, quand, avec quel message ?
- Rendre visible l’historique : comme le nombre de jours sur Snapchat, le CRM doit rendre visible la chronologie des échanges, le « score » de la relation, les moments critiques.
Un CRM bien utilisé est l’équivalent d’un tableau de bord de streaks, mais appliqué à la relation client : il permet de savoir qui voit régulièrement du contenu, qui est resté silencieux, qui mérite une attention immédiate.
3.2. La logique des streaks : un modèle pour le nurturing
Le nurturing consiste à entretenir une relation régulière avec des prospects et des clients grâce à des contenus utiles, des messages personnalisés et des points de contact récurrents. La logique est presque identique à celle des streaks :
- Ne pas laisser trop de temps sans interaction.
- Varier les formats (email, appel, contenu, invitation à un webinar).
- Maintenir la cohérence et la pertinence des messages.
Tout comme certains utilisateurs Snapchat entretiennent plusieurs streaks avec différents groupes, les équipes commerciales doivent entretenir des « streaks business » avec des segments de clientèle variés : prospects chauds, clients fidèles, partenaires, etc. Sans un CRM bien paramétré, ces rythmes deviennent vite ingérables manuellement.
3.3. La valeur du « score relationnel »
Le nombre de jours de streak sur Snapchat est un indicateur simple, mais puissant : plus il est élevé, plus la relation semble stable. Dans un CRM, cette logique se traduit par des indicateurs comme :
- Nombre d’interactions sur une période donnée.
- Nombre d’emails ouverts ou de réponses.
- Historique des achats et fréquence de commande.
Ces « scores relationnels » permettent aux équipes d’identifier les comptes stratégiques, les risques de churn, et les opportunités de développement. Ils fonctionnent comme des streaks enrichis, intégrant plusieurs dimensions au-delà de la simple fréquence.
4. Pourquoi un CRM comme Streak (Gmail) est l’équivalent pro de tes streaks Snapchat
4.1. Des streaks personnels aux « streaks commerciaux » dans ta boîte mail
Une grande partie des interactions B2B se déroulent encore par email. Dissociées, ces conversations sont difficiles à suivre sur le long terme : relances oubliées, historique éclaté, perte de contexte. Un CRM intégré directement dans Gmail, comme Streak, permet de transformer chaque échange en élément d’un « streak commercial » suivi et exploitable.
Concrètement, Streak intègre dans Gmail des fonctionnalités de CRM qui permettent de :
- Organiser les conversations par pipelines (prospects, opportunités, clients, support, etc.).
- Suivre le statut de chaque relation et les étapes du cycle de vente.
- Définir des rappels pour ne jamais laisser un contact sans réponse trop longtemps.
- Visualiser l’historique complet des échanges sans quitter la boîte de réception.
Ce que tu fais intuitivement sur Snapchat – revenir chaque jour pour alimenter tes streaks – peut ainsi être structuré dans ta relation client professionnelle.
4.2. De l’habitude sociale à la discipline commerciale
Les streaks Snapchat reposent sur une discipline souvent sous-estimée : penser chaque jour aux mêmes personnes, prendre quelques secondes pour maintenir le lien, et s’appuyer sur des notifications pour ne pas oublier. Un CRM efficace doit reproduire cette discipline, mais à l’échelle de dizaines, voire de centaines de contacts.
Streak, parce qu’il est directement intégré à Gmail, rapproche l’usage professionnel de cette logique de streak :
- Les relances sont intégrées dans le flux naturel de travail de l’utilisateur.
- Les notifications de suivi se comportent comme des rappels de streak.
- Chaque interaction est comptabilisée dans un pipeline, ce qui permet une visibilité globale.
La dimension ludique des streaks Snapchat (ne pas casser la chaîne) peut être transposée en objectif business : ne jamais laisser une opportunité se refroidir, ne jamais perdre le fil d’une discussion clé.
4.3. Quand le comportement utilisateur inspire la conception des CRM
Les habitudes développées sur les réseaux sociaux influencent largement les attentes vis-à-vis des outils professionnels. Les utilisateurs veulent désormais des expériences :
- Fluides et intégrées (comme Snapchat dans le quotidien, Streak dans Gmail).
- Basées sur des indicateurs simples, visuels et consultables en un coup d’œil.
- Soutenant des routines, plutôt que les imposant de manière rigide.
Les éditeurs de CRM en tiennent compte en simplifiant les écrans, en ajoutant des rappels intelligents et en se connectant aux outils déjà au centre des usages (messageries, réseaux sociaux, outils collaboratifs). Streak s’inscrit précisément dans cette tendance, en transformant Gmail en une interface de pilotage relationnel plutôt qu’en simple boîte d’emails.
Pour aller plus loin sur cette approche, Crm Factory propose un article spécialisé sur Streak en tant que CRM intégré à Gmail, qui détaille comment tirer parti de ces mécaniques relationnelles directement depuis votre boîte de réception.
5. Transformer ton instinct des streaks en avantage dans ta stratégie CRM
5.1. Ce que tu fais déjà bien… sans t’en rendre compte
Si tu maîtrises les streaks Snapchat, tu disposes déjà de réflexes utiles dans un contexte CRM professionnel :
- Tu sais qu’une relation se nourrit de régularité.
- Tu comprends qu’un indicateur simple (un nombre de jours) peut motiver un comportement.
- Tu as l’habitude de prioriser certains contacts pour maintenir le lien.
Ces compétences peuvent être transposées dans ta façon de gérer des contacts clients, des prospects, ou même des partenaires. La différence majeure : en business, tout doit être structuré, tracé et mesurable, ce que permet un CRM.
5.2. Appliquer la logique des streaks à tes parcours clients
Pour une entreprise, s’inspirer des streaks Snapchat peut passer par plusieurs actions concrètes :
- Définir des rythmes de contact par segment : par exemple, un email de valeur ajoutée toutes les deux semaines pour les prospects, un point trimestriel pour les clients clés.
- Visualiser l’ancienneté de la relation : via la date de premier contact, la date de dernière interaction, ou un score combiné.
- Créer des alertes de rupture de « streak client » : notification automatique si aucune interaction n’a eu lieu depuis un certain nombre de jours sur un compte stratégique.
Ces approches sont encore plus efficaces lorsqu’elles sont couplées à un CRM intégré à l’environnement de travail quotidien des équipes, comme Streak pour ceux qui passent l’essentiel de leur temps dans Gmail.
5.3. Professionnaliser ta gestion des relations grâce à un CRM adapté
Le passage du réflexe personnel (Snapchat) au réflexe professionnel (CRM) repose sur trois axes :
- Centraliser les informations : au lieu de disperser les échanges entre mails, notes personnelles et tableurs, tout rassembler dans un CRM.
- Automatiser les rappels : ne plus compter sur sa mémoire pour relancer un contact, mais sur des scénarios de suivi prédéfinis.
- Mesurer l’intensité des relations : en exploitant des indicateurs inspirés des streaks (fréquence, régularité, interaction réciproque).
Les solutions comme Streak, en s’intégrant directement à Gmail, permettent d’opérer cette transition en douceur : on ne change pas les habitudes de communication, on les structure. Pour des acheteurs professionnels et des équipes commerciales déjà fortement orientés email, c’est une manière pragmatique de transformer des comportements intuitifs en véritable stratégie de relation client.

